dimanche, janvier 31, 2010

Pink Martini – Sympathique (1997 192k)



Marrant ça, c'est avec ce disque que je vais vous parler de l'écrivain de SF Stephen Baxter. Je viens de terminer le troisième volume des "Univers Multiples".

Et tandis que je le terminai, le hasard de mes écoutes propose un Pink Martini, ce qui a fait tilt puisque j'ai placé en écoute tout l'album.

Quel rapport?
Pink Martini tout récent qu'il soit, propose un climat aujourd'hui noté Lounge, un genre de Jazz léger, Mambo, Samba, très nostalgique et très respectueux de la poussière accumulée, pas d'effet techno, juste cette petite lumière tamisée.
Et le roman? Ce n'est pas de la bonne science fiction avec voyage dans le temps, les temps, l'espace, les théories les plus folles sur les trous noirs, la physique quantique?

Oui mais c'est surtout un livre sur le regret.
Stephen Baxter a une vision très riche en élément scientifique sur ce qu'est notre univers et il sait transmettre avec talent des thèmes qui même au sortir du livre ne font que nous échapper sauf cette notion de fin.



Stephen sait et peut vous raconter la fin de tout l'univers, il vous propose des bonds de plusieurs milliers de génération, vers une race humaine qui a pu pratiquer l'expansion dans l'espace, qui a su maîtriser l'énergie des trous noirs qui regarde les étoiles mourir les unes après les autres et qui constatent la fin de tout les univers.

Ce n'est pas une vision apocalyptique, tout le contraire tout se passe dans le silence et la lenteur sans la moindre violence.

Cette idée de disparition de toute matière est fortement empreinte du regret de na pas être là pour la vivre et c'est tout ce paradoxe qui court à travers ce livre.
Alors que tandis que l'on évoque sa fin, la fin, toutes les fins vient Pink Martini avec ses airs désuets, mélancoliques qui accentuent avec force ce sentiment: Nous devons disparaître, cela continuera sans nous mais qu'est ce qui continuera? Si nous pouvions seulement le voir.
Pour conclure, le premier tome évoque avec talent et images fortes un sujet qui me semblait impossible à transmettre par écrit: la transformation de tout l'univers vers sa fin comme si vous étiez au premières loges, tel un dieu impuissant.
C'est une vraie réussite et Pink Martini ne faisait que passer mais je l'ai retenu.

Track List (pwd devantf)

01 Amado Mio
02 No Hey Problemo
03 Sympathique
04 Que Sera Sera
05 La Soledad
06 Donde Esta Yolanda
07 Andalucia
08 Song Of The Black Lizard
09 Bolero
10 Never On Sunday
11 Brazil
12 Lullaby

samedi, janvier 30, 2010

John ?rusciante - ?hadows ?ollide with People (2004 – VBR apex je crois)


(note, quelques lettres de cachées pour conserver le lien un peu plus longtemps, disque récent mais coup de cœur alors je n'ai pas résisté à vous le raconter un peu)

6h30, la police fait irruption dans l'appartement de J. Frusciante avec son autorisation de perquisition. Mais que cherche-t-il?
Dès le lendemain Frusciante comparait devant le tribunal.
Ministère Public.

- Monsieur Frusciante, c'est grave, j'espère que vous mesurez toute l'importance de l'accusation?

Frusciante

- …

MP

- Cela fait dix ans que vous étiez sous surveillance, nous avions la conviction intime que vous étiez responsable d'avoir mis des morceaux de pop dans la musique des RED HOT CHILI PEPPERS.
- Et de nombreux auditeurs, citoyens respectables et respectés, ont porté plaintes. Ils ne retrouvaient plus l'énergie qui caractérisait leur talent. Où était passé le funk métal, qu'en aviez vous fait, comment le prouver?
- A la sortie de CALIFORNICATION le doute n'était plus de mise, nous avons donc ouvert une enquête, écoutez avec attention les albums suivants, observer la terrible transformation qui défigurait les RED HOT qui devait devenir tout doucement les GREEN MARROW.
- L'ONU, l'OMC et même l'OMS s'est saisi de l'affaire et nous vous avons mis sous surveillance.
- Ne niez pas, la perquisition a pu nous ramener des morceaux de pop que vous aviez cachés dans l'album "?hadows ?ollide With People", des morceaux que vous alliez utiliser sans vergogne dans les autres compositions de vos camarades complètement envoûtés.

Frusciante

- Oui, mais c'est ….

Avocat de la Défense, qui interrompt John

- Je m'adresse à la cour, aux jurés, aux lecteurs et aux auditeurs: Qui connaît la définition de la POP musique? Ce terme ne signifie pas grand-chose au fond. De quoi s'agit-t-il en fait. Avez-vous écouté ces fameuses chansons découvertes chez mon client? De la POP? Bien, pourquoi pas, nous admettons, mais pas de la guimauve, il y a de la force dans ces titres, de l'épaisseur et un sacré dose d'imagination, tout y est tellement varié et pourtant consistant qu'il serait injuste de se contenter d'une étiquette aussi pauvre en signification.
- Rien que " Wednesday's Song" Ne dirait on pas un sacré hommage au Kinks?
- Et " This Cold" c'est un sacré riff qui vous embarque, et cette rythmique, c'est pas les Eagles tout de même.
- " In Relief" vos entendez pas les influence du grand maître ENO? Alors? De la POP, arrêtez j'ai mal de me gondoler de rire, hé oui cela aurait pu être un bon titre des U2… Je vous vois venir.
- " Water"? Oui, oui, c'est un peu une provocation, je l'admet, mais avouez que dès que le morceau attaque… Hein, vous voyez.
- " The Slaughter" intrigue n'est ce pas? Mais quelles idées, quelles mélodies, de la pop comme ça j'en redemande…. S'attarde pas sur une idée, en enchaîne une autre, vous avez face à vous un SONG WRITER comme y disent par chez AMG
- Non, non, non cet album est davantage un simple album de POP, c'est un …

Frusciante, qui interrompt l'avocat

- … Un putain de bon album, merde et quoi!!

Verdict? Acquitté bien entendu!!!

(Le juge a son voisin : Et puis quoi, il est bien cet album CALIFORNICATION)

Track List (pwd devantf)

01. Carvel
02. Omission
03. Regret
04. Ricky
05. Second Walk
06. Every Person
07. -00ghost27
08. Wednesday's Song
09. This Cold
10. Failure33 Object
11. Song To Sing When I'm Lonely
12. Time Goes Back
13. In Relief
14. Water
15. Cut-Out
16. Chances
17. 23 Go In To End
18. The Slaughter

vendredi, janvier 29, 2010

Magazine pas assez bien "vendue" Alors en bonus... "Real Life en VBR" & "Correct Use of Soap en 192k"




Bon. Au moment où j'écris je vois que le deuxième album de Magazine n'a toujours pas plus de succès sur mon (modeste) blog qu'il n'en a eu sur ce (modeste) marché de la pop de la fin des années 70.
Le fait que "Correct use soap" ait mieux marché et que même il jouit d'une meilleur réputation encore aujourd'hui et même que dans mon quartier ont en parle encore (menteur!!)


Alors quoi, elle est pas belle cette pochette verte? Dessin de Ian Pollock, le peu de recherches que j'ai faites sur le net ne m'apprends pas grand chose sur ce qu'il faut y voir: Une tête posée sur un reste de barricade?

Pour éclairer j'ai trouvé un autre dessin de Pollock, et pour un éclairage c'est un éclairage !!



Bon une illustration assez loin de la pochette qui elle est suffisamment perturbante pour être associé aux textes volontairement dérangeant:

"I want to drug you and fuck you on the Permafrost"

Pour ceux que l'érotisme de cette phrase ne touche pas, ajoutons une explication à Permafrost que Wiki nous apporte avec sa gentillesse coutumière:

désigne un sous-sol gelé en permanence, au moins pendant deux ans

C'est pas excitant ça!!!

Allez faites pas les difficiles et si j'ajoute que la filiation David Bowie et Roxy Music est évidente en particulier dans son aspect "Pop Art Conceptuel"

Bon comme je vous aime bien voici un lien pour les deux autres albums, derrière la photo de REAL LIFE!!!



Quoi!! Pas de track list et d'extraits à écouter? Ben non, l'objet de cet ajout sur mon blog et de pousser à prendre et écouter "Secondhand Daylight" et revenir tout penaud me donner raison. ;-)

Je résume:

"Real Life" = Gros sons, effets de manche, énergie en partie inspirée par la période Punk

"Secondhand Daylight" = Idem mais penche davantage vers le Pop Art sophistiqué à la Bowie & co, pas de tube mais une ambiance plus .. froide?

"Correct use..." = Les années 80, surtout le début qui "casse" les productions riches en effet pour des tons mono color, pas mon préféré, vous l'aviez compris.

jeudi, janvier 28, 2010

Magazine - Secondhand Daylight (1979 VBR)


Discuss chez les Paps, penser à mon fil sur mes vinyles, Ordre Alphabétique abandonné pour l'occasion, souvenir de lycée qui remonte.

Il fallait nous voir défendre avec sérieux tout ce qui nous touchait musicalement, que de débats dans les couloirs, que de cigarettes éteintes rageusement avec la frustration de ne pas pouvoir écouter et faire écouter, condamnés aux arguments plein de conviction du genre "N'importe quoi, mais non tu as tort, mais tu l'as pas écouté…"

Magazine et son premier album a eu la chance d'accrocher tout ceux qui ont entendu l'intro de "Shot by both side" pour ce coup pas de scission, en plein mouvement Punk, le groupe a réussi à faire passer l'énergie et l'attitude avant sa musicalité pas si proche des Pistols & co:
Faut quand même pas déconner, quand les formations Punk étaient des musiciens amateurs: Guitares, Basse et Batterie qui tout en explosant en profitaient pour appendre à jouer, vous aviez déjà des petits malins qui touchaient bien leurs billes, qui savaient utiliser le studio et qui pour se fondre dans la masse cachaient leurs techniques, leurs ages derrière un comportement estampillé PUNK.

Stranglers et Magazine sont de ceux là: Punk? Mon œil, trop showbiz pour ça (Là j'exagère un peu), musiciens de talents oui, juste le temps de laisser la mode, principalement anglaise, évoluer, et chacun pourra se débarrasser de ses déguisements pour enfin faire des tubes, de la pop, des vrilles aux synthé, des morceaux ambitieux.

Quand le deuxième Magazine sort, je me souviens des critiques: Qu'est ce que c'est que cette merde boursouflée de prétention: T'as même un instrumentale bien appuyé avec des effets de synthé et un saxo qui doit davantage à Roxy Musique qu'au Clash.

Mais moi j'étais mordu de cet album, et je reconnaissais les critiques, mais je m'en foutais: J'écoutais encore Genesis, Van der Graaf, Roxy, Bowie justement.
Magazine était un groupe précieux, bourré de références: Musique à la Cabaret, froideur pleine d'enluminure, arrogant. Ils ont retenu de la prog les effets sonores, les exigences musicales et le travail en studio mais ils ont abandonné les tunnels pour palier aux manques de mélodies.

Moi l'instrumental "The Thin Air" je me le passais systématiquement devant "Back To Nature" bien fort, il me servait d'intro rutilante, démarrage à la Pink Floyd, planant à la Tangerine, ma bonne grosse basse qui approche, un Saxo juste pour la couleur, rideau toujours fermé, break pour le lever doucement, musiciens dans le noir, le saxo éclairé Or pousse la note (C'est pas du Coltrane non plus Hooo) , la batterie en apparition lumière bleutée, attitude figée, fermée, prétentieuse? Non Théâtrale! ….

… Pour attaquer le morceau "Back To Nature", Piano seul, Devoto dans son accoutrement vocale traînant Cabaret, suspense, suspense, suspense, synthé joue l'orgue (Sur une chaine puissante je promets de beaux effets dans les basses) Batterie, Accélération, Batterie …. "Back to nature" enfin s'affole…. Synthé à la "Shot by Both Side"

Le reste est à l'avenant et pour finir un Permafrost comme morceau de bravoure avec effet de manche hérité des grands Roxy à la "If There is Something" ou bien "In Every Dream…" effets exploités plus tard par les Pixies dans ces longs morceaux ralentis pour mieux vous exploser à la figure.

Magazine ensuite adoptera un profil avec moins de couleurs, juste deux ou trois tons, plus dépouillés, plus de son époque … L'album plaira davantage mais moi, mon chouchou à moi, pour me distinguer peut-être c'est celui là ….

PS: Je n'ai pas le courage de chercher, mais cette pochette qui fait tout de même frissonner, une tête sur un pic?? … Son origine et même les intentions du groupe restent pour moi un mystère.

Track List (pwd devantf)

01. Feed The Enemy
02. Rhythm Of Cruelty
03. Cut-Out Shapes
04. Talk To The Body
05. I Wanted Your Heart
06. The Thin Air

07. Back To Nature

08. Believe That I Understand
09. Permafrost

dimanche, janvier 24, 2010

Lonnie Mack - The Wham Of That Memphis Man (1964 192k)


Chevauchant mon destrier, célèbre balai à tête de cheval, une folle envie de dérision me prend tandis que je vous surprends complètement subjugué par mon post précédent.
Alors sur la musique de Rocky La Grosse Tête je m'avance vers vous avec sous le coude la musique qui sauve, la musique qui guéri.
Du bon gros son avec de bons morceaux de guitares la dedans, électrique la guitare.
Sur les forums je lance l'appel à ceux qui sauront m'en dire davantage sur l'importance du bonhomme dans le domaine de la guitare, j'en ai lu des belles sur lui dans le dico d'Assayas.
Allez, je ne serai pas radin pour les extraits et je sens à votre regard que le sang se remet à couler dans vos veines, voilà, ça va mieux, un bon vieux blues rock et l'on respire enfin.
Nous allons pouvoir reprendre sa vie là où on l'a laissé.
Et puis pour ceux qui aurait rêvé d'apprendre ou de prendre la guitare, ici c'est probablement à notre portée: Hier en écoutant Thorogood, aujourd'hui Lonnie – Je peux vous appeler Lonnie? – on se dit qu'il faut les remercier de ne pas nous avoir dégoûté, pour faire pamoiser pas besoin de jouer comme des Hendrix, Page & Co, c'est pas eux qui vous encourageraient à vous y mettre. T'écoutes un solo de Page, tu pleures et tu retournes à tes crêpes, quoique, faire retourner une crêpe… Passe moi la guitare.
Une anecdote du Doc Assayas? He bien c'est lui qui joue de la basse dans le "Roadhouse Blues" des Doors. Je suis pas un abusif de l'anecdote, mais faut reconnaître, Jim il avait de l'oreille pour avoir choisi Lonnie à la guitare … Basse.
Respect.

Track List (pwd devantf)

01. Wham!
02. I'll Keep You Happy
03. Suzie Q
04. Farther On Up The Road
05. The Bounce
06. Where There's A Will There's A Way
07. Chicken Pickin'
08. Baby What's Wrong
09. Down In The Dumps
10. Down And Out
11. Satisfied
12. Memphis
13. Why

Serge Prokofiev - L'Ange de Feu (1955 vbr apex par moué)


Si on reste dans ses délires d'avatar, je vous dirai bien que Serge vous parle d'un autre Serge, d'un autre grand Serge.
Ce Serge là s'est lancé dans une histoire terrible. Je vous laisse à votre curiosité pour rechercher et pour comprendre de quoi parle cet opéra qui traite d'apparition, de magie noire, de délire, de possession etc…
La musique y est partie prenante et elle rend crédible ce qui passerait pour une simple histoire à faire frémir les enfants sensibles.
Mais cette musique, elle, apporte le supplément d'images terribles et cauchemardesques. Prenez mon premier extrait si vous patientez un peu, une minute exactement, vous aurez le droit à un thème de course de folie, de tempête sous le crâne. Comme fuir on ne sait quels dangers, comme lorsque sa tête menace d'exploser tellement les problèmes, soucis et impasses sans solutions se bousculent sans répit.
Tout un orchestre concentré sur un seul effet plein de noirceur. La musique de film a été inventée avant le cinéma, ne pas l'oublier.
D'autres scènes du même effet, on y croisera Faust et un Méphisto plein de malveillance, dans des lieux étouffants, des espaces étriqués où plus on avance, moins il y a de place pour se mouvoir. Ici des escaliers sombres, là des balcons bas de plafond où l'on peut deviner des personnages gorgés de haines qui vous observent à la dérobée en lançant des imprécations qui vous sont destinés.
Un cauchemar où la seule fuite possible sera de couper la musique.
Un peu comme cette scène de BLADE RUNNER où le personnage n'a de possibilité d'évasion que par le plafond.
Vénéneux mais chef d'œuvre.
Ma version est celle proposée par le chef d'orchestre Guergiev qui a redonné du prestige au Kirov en retrouvant l'esprit de la troupe au service d'une œuvre, même s'il a été lui aussi obligé de laisser échapper ses stars vers les grandes scènes internationales … Mais voilà que je me met à écrire comme dans les revues…
Et puis j'ai un Lonnie Mack à vous préparer, comme une antidote au sortilège que je vous ai inoculé. Quoi! Pas de risque! Vous n'aimez pas l'Opéra!!! Vous ne perdez rien pour attendre. En attendant écoutez les deux extraits purement musicaux marqués "Entracte" … et l'enchantement sera total!

Track List (pwd devantf)

01. 1.Akt- Zdes', gospodin rycar'
02. 1.Akt- Da, on rassejalsja
03. 1.Akt- U vas vse vremja sum kakoj-to
04. 1.Akt- Ne dovol'no
05. 1.Akt- Sista
06. 2.Akt- ...iz trech
07. 2.Akt- A, Jakov Glok
08. 2.Akt- Slysis li ty stuk
09. 2.Akt- Zaklinaju tebja
10. 2.Akt- Tam net nikogo
11. 2.Akt- Entracte
12. 2.Akt- Magister doctissime

01. Genrich., vernis', vernis', vernis' ! ( Henri, reviens, reviens, reviens !)
02. Ubej ego, Ruprecht ! ( Tue-le, Ruprecht !)
03. Renata, perestan' ze plakat' ( Renata, sèche tes larmes)
04. Entr'acte
05. Milostivaja dama, on opasno ranen ( Gracieuse Dame, sa blessure est grave)
06. Renata, molju tebja ... ( Renata, écoute ...)
07. Baraniny ! Vina i baraniny ! ( Du gigot ! Du vin et du gigot !)
08. Ach, negodjaj ! ( Ah, quel vaurien !)
09. Sestra Renata ( Ma soeur Renata)
10. Vozljublennye brat'ja i sestry ( Mes bien chers frères et très chères soeurs)
11. A...!
12. Duch lukavji ( Toi, esprit malin)
13. Sestry ! Sestry ! Sestry ! A ! ( Mes soeurs, mes soeurs, mes soeurs ! Ah !)

samedi, janvier 23, 2010

Angelo Debarre Concert (1980 vbr)


Petite note au départ: Je n'en suis pas certain, mais cet enregistrement est amateur, un ami me l'a apporté il y a quelques années. Vous pensez un Bootleg? Un Pirate? Je vous dis un témoignage, un superbe témoignage.

C'est qui le Angelo? C'est un feu d'artifice et je vous recolle régulièrement cette vidéo époustouflante: 15 minutes de bonheur, écoutez avant tout les 3mn30 qui ne sont que le tour de chauffe
4mn: Notre Angelo attaque sa première leçon d'anglais "Together, Together le thème" … et ensuite … Décollage sans retour …




A 50 balais on a mûri, on fait parfois les zouaves mais quand même on sait se tenir. Fini le temps où je prenais des tuyaux d'aspirateur pour imiter mes guitaristes préférés (d'où l'expression de Air Guitar), fini le temps où en fermant les yeux on se voyait sur scène devant une foule d'admirateurs en pamoison devant notre solo de guitare, de batterie, de synthé tout en fascinant par notre voix unique, multi instrumentiste.
Déjà à l'époque on volait la musique des autres dans notre tête, on la jouait et pire on ne citait pas nos source, dans notre imagination on faisait croire que c'était nous les artistes.
C'est vrai, mais à 50 ans….
Putain à 50 ans, on débarque avec sa guitare acoustique, on s'installe au fond du bar, l'air de rien.
On commence nonchalant, tout cool, de l'acoustique ça va être reposant. Tu parles Charles, je t'en va te remuer tout ce petit monde, je m'en va te les secouer comme seul un Jerry Lee a su le faire en son temps.
Ça y est, je m'y crois, tordre ces cordes qui résistent aux rythmes de tueur que je leur imprime.
Allez, amenez le bon vin rouge qui rend joyeux, le rosé sympa qui fait les amis, le petit blanc bien frais qui fait danser, venez, venez danser ou taper du pied, c'est moi le meilleur, l'ange Django s'est penché sur moi et me tient la guitare.
Merci à Angelo, avec sa trogne, son air de rien, il redonne envie de fermer les yeux et de se la raconter. Mais écoutez moi ce talent, regardez ses mains se promenant sur le manche.
J'ai un ami, joueur de guitare aussi, qui n'apprécie pas ce jeu, il le sent comme de l'esbroufe et sur ce point je n'arrive pas à le rejoindre.
Bien au contraire, tellement de joie de vivre à l'écoute que l'on est pas très nombreux à réfléchir à la technique virtuose. Ce qui prime c'est le plaisir et du plaisir…
Si après ça vous n'avez pas envie de vous téléporter vers un restau de quartier avec la promesse de petits gars dans un coin avec trois guitares tandis que vous attaquez votre steak au poivre, combien déjà? Ha oui, trois poivres, tiens reverse moi un coup … A l'air de faire froid dehors … Tiens écoute ça Minor Swing une de mes préférés……

Keuwaaaa, j'entends au fond de ma personnalité un reproche, dès que c'est du swing manouche c'est toujours le même cliché recyclé: copains, vin plutôt rouge - le blanc et le rosé ajoutés dans cette chronique c'est fait pour faire diversion – Il n'y a pas d'autres sensations que celles-ci? Hein? Notre place dans l'univers? Nos projets d'avenir? Le sens de la vie? Les … STOOOOP, je dis stop: Le sens de la vie, voilà c'est dit: Amour, Amitié et Art, un toit sur la tête, de quoi boire et manger et donc une petite place pour recevoir ceux qu'on aime, nous n'en demandons pas trop? Il semble que oui pour beaucoup… Ce n'est pas de moi mais d'un auteur américain cette réflexion, Carver je crois… Et voilà, merci ma conscience, tu as plombé l'ambiance.

Allez, mettez vous un petit coup de "All Of Me" et oubliez, un peu, tout ça…


Track List (pwd devantf)

01. Mineur Swing
02. Daphne
03. All Of Me
04. La Gitane
05. Dinnette
06. Nuage
07. Rose Room
08. Appel Indirect
09. Stomping At Decca
10. Swing Gitan
11. C'Est Si Bon
12. What Is This Thing Called Love
13. There Will Be Another You
14. Cherokee
15. Manoir De Mes Reves

dimanche, janvier 17, 2010

David Bowie – Lodger (1979 vbr high)


Je relis ce texte écrit hier. Je voulais vraiment me défoncer pour parler de cet album que je place très haut dans mes préférés. Pour le coup comme je ne pratique pas la dérision, qui atténue un peu la mégalomanie de ce genre d'exercice, je risque le pontifiant et encore j'aurai du chercher un dictionnaire de superlatif, de synonyme, des articles élogieux, des photos, des témoignages … Vous n'aurez qu'un laïus mais aussi des titres de l'album et bien entendu en cliquant sur la pochette … Le voyage.

Le dernier des géants. Je ne parle pas de Bowie mais de son disque. Sur le forum des Paps chacun a pu donner l'album de Bowie qu'il préfère et à chaque fois, en ce qui me concerne, je pourrai changer d'avis.
Mais ce qui reste indiscutable c'est que LODGER est son dernier géant. Ensuite? Ensuite n'est pas mon sujet.
Il y a une belle ascension de "Station to Station" en passant par "Low" & "Heroes" pour aboutir à ce qui est finalement un sommet.
Le plus beau, à l'époque où je le découvre, c'est que je ne pensais pas à un aboutissement.

Non seulement le Bowie Pop et Glam reste présent: RED SAILS par exemple malgré son look moderniste.
DJ et ses impulses arabisantes sur ce son de guitare à la Ronson (pas certains que cela soit lui).
LOOK BACK IN ANGER faussement moderne associé à ce refrain qui nous revient des débuts de la pop musique et toujours cette guitare omniprésente en riff à la Pink Floyd.
FANTASTIC VOYAGE, MOVE ON La voix? Oui la voix plus cronneuse que jamais dans une palette qui lorsque je réécoute me fait penser que Scott Walker, que j'aime bien, reste dans un registre plus étroit.
Bowie est au top de son instrument vocal.
Chaque morceau est davantage qu'un carrefour de tout ce que Bowie à fait mais un élan, une impulsion, un momentum (ça c'est pour la frime) vers quelque chose d'autre, de nouveau, l'inaccessible étoile.
En ce temps là je ne pensais pas à un dernier sommet: AFRICAN NIGHT FLIGHT, YASSASSIN laissaient penser qu'une autre étape attendait, une ouverture, une nouvelle porte.
Bowie, tel une vague aérienne, a aspiré des influences de musiques Africaines, Orientales et de retour dans son antre métallique Berlinoise, retrouvant le sorcier Eno, je pensais, nous pensions qu'il nous concoctait une suite terrible.
En fait "Scary Monster" marquera la fin de l'exploration vers ces horizons que j'espérai tant … Tant pis nous aurons à attendre d'autres artistes avec cette même volonté de brasser sans se renier, sans attitude d'ethnomusicologue, je pense à des Bjork mais je me disperse et pourtant c'est ce que l'on espérait des suites de Bowie: Qu'il nous disperse.
"Lodger" donc.

En annexe, je fais un appel à témoin, finalement je reviens sur mon idée de témoignage:

"Fortysomething" Des Papillons Noirs A écrit

Pourquoi j'aime Lodger ?? Ouh là là, je ne m'en souviens plus :haha:

Si, en fait. C'est mon préféré de la "trilogie berlinoise", très loin devant Heroes et juste devant (oui, "devant") Low. Parce que c'est un sacré foutu bon Dieu de bon album, qui me rappelle un peu les collaborations Eno/Talking Heads. Je l'ai d'ailleurs découvert à peu près à la même époque que Fear of Music. Si c'est pas un signe, ça... Sur cet album, j'aime tout de A à Z, de la première à la dernière spire, j'écoutais même le "scrrrr" quand l'aiguille se dirigeait vers l'étiquette centrale, juste avant de se relever toute seule. Look Back In Anger, Boys Keep Swinging, Yassassin, DJ... Que peut-on trouver à jeter là-dedans. On défoncerait des murs à coups de cure-dents pour aller chercher un album pareil !!! Et cette pochette, mystérieuse, inquiétante, qui nous jette en pleine face un Bowie défenestré, disloqué, et qui me fait penser à chaque fois au "Locateire" de Polanski...

Vivement que tu le postes, ça m'évitera de le chercher :haha:

Track List (pwd devantf)

01. Fantastic Voyage
02. African Night Flight
03. Move On
04. Yassassin (Turkish For Long Live)
05. Red Sails
06. D.j.
07. Look Back In Anger
08. Boys Keep Swinging
09. Repetition
10. Red Money
11. I Pray, Ole (Bonus)
12. Look Back In Anger (Bonus)

dimanche, janvier 10, 2010

Thomas Mapfumo - Choice Chimurenga (2005 vbr high)


Encore une contribution de Nomdan et le dernier artiste de ma liste VIBRATIONS musiques du continent Africain à travers des artistes et albums choisis.
Et puisque j'approchais de la fin, j'ai décidé de conclure dans la même journée que Stella.

Encore un artiste de lutte pour ces idées. Encore un militant, comme Stella mais je vous en ai peu parlé, mon déménagement ayant occulté cet aspect majeur de la dame, je me rattrape avec Thomas.
Je ne retiens qu'un symbole, symbole de leur combat pour l'indépendance de la Rhodésie:




L'instrument, le Mbira a été interdit par l'occupant Anglais, ce petit instrument inoffensif signifiant donc encore trop pour le colon. Quand la musique prend cette dimension, cela devient fascinant.
Avec une musique empreinte de liberté mais ne suggérant pas ou peu la violence.
Ici Thomas Mapfumo a adapté le son du Mbira à la guitare électrique.
De la liberté, des cuivres, des luttes, du rythme, du militantisme, de la grande Musique.


Ça me fait tout drôle de quitter ce fil démarré il y a près de deux ans…
C'est comme les étiquettes, on doit trouver idiot et inutile cette envie de décrire, de raconter, de cataloguer.
Mais je revendique ce besoin d'initiation à travers les passions des autres. Et VIBRATIONS a réunis dans son sein de nombreux talents d'écriture sur la musique, en particulier ces musiques que je n'aurai pas eu l'idée d'écouter.
Mais je n'oublie pas, et l'ai déjà raconté, l'apport du forum PAPILLONS NOIRS, pour les mêmes raisons: l'envie de faire partager, l'envie de faire écouter … Et dans ce cas ce fut le Taraab.
Bon j'ai encore deux bouquets finauxs pour ce voyage, pas vraiment fini, pas vraiment envie de le finir…. Snif snif…

Track List (wpd devantf)

01. Sweet Maria
02. Timothy
03. Marima Nzara
04. Zimbabwe
05. Havasevenzi Vapfana
06. Manhungetunge
07. Pamuromo Chete
08. Mamvemne
09. Kuende Mbire
10. Disaster
11. Nayama Musango
12. Usatembe Nenyoka
13. Chimurenga

Stella Chiweshe - Talking Mbira Spirits of Liberation (2002 320k)


Comme dirait Berroyer, parlons peu, parlons de moi. Après un déménagement épique de mademoiselle ma fille, qui travaille dans une maison d'édition de Manga. Quel rapport? Les cartons de bouquins que nous avons eu à descendre de son ancien appartement, quatre étages, je suis complètement cassé.

Quel rapport avec Stella Chiweshe?
Apaisement, baume, tendresse … Ce dont j'avais justement besoin à un moment où mon Dimanche ressemble à une entreprise de reconstruction.

Bon, la grande dame mérite mieux que mon petit hommage à sa qualité anti-inflammatoire.
Avant même de lire la moindre chronique sur elle, et vous en trouverez de nombreuses, il se dégage de sa musique de nombreuses impressions, un mille feuilles de richesses lié par le son en trois dimensions que donne cet instrument: Le Mbira, de petites lamelles manipulées avec le pouce. Amusant de le regarder avec son air d'instrument primitif et simpliste tout en donnant cette profondeur de tonalité. Apaisant je vous l'ai déjà dit.

Sur cette musique, avant de vous quitter, j'ajoute cet aspect hypnotique que l'on retrouve paradoxalement dans des œuvres très avant-gardistes avec, en plus, une facilité d'accès que je ne retrouve pas toujours dans ces œuvres technologiques.

Et la danse, bien entendu, qui doit aller avec, ne m'en parlez pas je souffre trop et je réussis à reboucler sur ma petite personne …

Non, je vais conclure une fois de plus en remerciant NomDan qui m'a trouvé ce superbe album..

(PS: plus beaucoup d'album à vous proposer sur mon fil Afrique et un introuvable, le seul je crois, ce PS est un peu comme un appel à l'aide, PS! Marrant le sens politique de mon appel, mais en fait non, ma recherche est un autre artiste du Zimbabwe: Oliver Mtukudzi et l'album "Maungira – The Early Year")
(PS2: Zimbabwe! Je ne vous l'avez pas dit?)

Track List (pwd devantf)

01. Ndabaiwa
02. Chachimurenga
03. Uchiseka
04. Ndangariro
05. Musandifungise
06. Paite Rima
07. Tapera
08. Nhamoimbiri
09. Manja
10. Huvhimi

lundi, janvier 04, 2010

The Jam – All Mod Cons (1978 vbr)


On se trouve con à chroniquer un album comme celui ci. On peut dire tout le mal que l'on veut des Rock Critics, mais n'empêche j'aimerai bien avoir un peu du talent que je leur reconnais pour imposer cet album à tout lecteur qui ne le connaîtrait pas.
Ceci dit cet album n'est pas un trésor caché, il fait parti des indispensables reconnus mais si je peux le pousser encore un peu dans un foyer qui l'aurait laissé passé.

Cet album est d'une longévité incroyable, ceci est dû a des compostions toutes parfaites et des arrangements qui évitent la lassitude, le son n'est pas artificiellement gonflé. L'album privilégie un jeu de couleurs qui demandent quelques écoutes pour s'imposer. Pas monochrome, pas arc en ciel, il faut juste s'approcher pour tomber sous le charme.
J'ai le droit à des comparaisons? "Get happy" de Costello comme un pic de réussite mais aussi comme un tremplin, une rupture, un jalon. Comme une découverte sans fin, le mouvement perpétuel existe.
Les Jam abandonnent toutes postures inutiles, les chansons sont d'une telle force, qu'une fois adoptées par votre mémoire, une fois que votre goût s'y est habitué, elles vous habiteront.
Des mélodies enivrantes et aussi cette basse et ce son qui semble gris au départ car vous êtes encore trop loin.
Approchez, approchez et écoutez. Ecoutez "Mr Clean" deux titres en un, une première partie en rythme syncopé, cadencé puis, lumière et envolée Superbe.
Et le "Down in the Tube Station.. " quelle frustration, quelle colère et quelle injustice transparaît dans ce morceau tout de rage rentré.
Encore quelques arguments devantien:
Prenez cet album sur une île déserte et je vous jure que vous n'y resterai pas longtemps seul.
Offrez cet album et je vous jure que vous repartirez avec.
Volez cet album et je vous jure que le juge vous le paiera.
Téléchargez cet album et je vous jure que vous ne le regretterez pas.

Track List (pwd devantf)

01. All Mod Cons
02. To Be Someone (Didn't We Have A Nice Time)
03. Mr. Clean
04. David Watts
05. English Rose
06. In The Crowd
07. Billy Hunt
08. It's Too Bad
09. Fly
10. The Place I Love
11. 'a' Bomb In Wardour Street
12. Down In The Tube Station At Midnight
13. The Butterfly Collector

Où les Jam mettent la pâté aux Clash (Démonstration pleine de mauvaise foi)


Faut y être un idiot de première heure pour espérer opposer les Clash au Jam, mais si cela peut être l'occasion de faire aimer un groupe ultra et méga célèbre, dans les Iles Britanniques? Même pas sûr, mais en Angleterre YES SIR, avant le tunnel sous la manche
Et dans le reste du monde? Pas autant, juste une réputation poussée par les Rock Critiques, comme quoi ce ne sont pas de mauvais bougres.

Alors j'attaque par un premier tir de barrage, un genre de best of sans en être un, comme qui dirait un choix subjectif,

1977 / The Jam – In the City

Pas vraiment les punks rocks que furent les Clash, Sex Pistols et autres. Plutôt une jonction avec l'époque bénie des Who quand il ne faisait pas dans le rock prog, le Mod entre le rock et le power pop. Et ses riff de guitares avec l'effet sur le manche qui donnait envie de traverser, à genoux, les planchers des scènes…
Pas politico, par escrocs, pas des rigolos juste des petits jeunots qui en voulaient … Et moi je les ai adoptés tout de suite, mes Who à moi, rien qu'à moi, puisque déjà les potes les trouvaient trop … Anglais??

1977 / The Jam – This Is The Modern World

Petite baisse de régime? Le disque qui a fait que j'étais vraiment tout seul à les défendre dans mon entourage, moi-même je commençais à douter, après tout en 77 il y avait tellement de bonne musique qu'il ne fallait pas non plus s'acharner, je l'écoutais peu celui-ci.
A tord aujourd'hui car il vaut mieux que ça Avec leur carrière accomplie, on peut penser comme "Enough Rope" des Clash puisqu'ils sont aussi le sujet, que le disque faisait brouillon mais qu'il nous préparait à ….

1978 / The Jam - All Mod Cons

Mérite un post à part, c'est un chef d'œuvre. Il me servira d'exocet pour achever les derniers contradicteurs.
On note au passage la reprise des Kinks, pas par hasard, les deux influences majeurs: Kinks & Who.
Quand est ce que je dis du mal des Clash? Ça viendra, ça viendra….

1979 / The Jam - Setting Sons

Bon, pif, paf dans la gueule. Forcément pendant ce temps on me balance "London Calling" et je vais pas vous la raconter, les Clash avait frappé très très fort, je vais pas faire la fine bouche, c'était l'album des soirées entres amis, l'album sujet de conversation partagé avec les filles, l'album dans toute les discothèques, de superbes titres même si l'on aurait dû sentir le passage des Clash vers la Pop (Oui, bon, quoi, faut bien relancer la polémique)
Pendant ce temps là, les Jam ayant déjà posé le jalon devant marquer la musique britannique, ils pouvaient maintenir la pression et conserver ce son sec, arrogant, énervé celui des banlieues grises, des pub et des pintes de bière … Le disque que ne fera plus les Clash. Les Jam restent avec leur Kids et moi je les entends encore.
J'avais encore l'age à faire le con devant ma glace et si "London Calling" était une bonne intro, le "Private Hell" & "The Eton Rifles" des Jam s'enchaînaient bien.
Les Jam n'avaient plus la côte autour de moi, sauf une copine, mais rien à foutre. Je retrouvais le plaisir d'être le seul qui avait bon goût, c'était faux mais j'avais ma bande son..
Heat Wave? Oui, Heat Wave! Il fallait deviner un truc, mais je n'y avais pas fait davantage attention, si ce n'est que ce morceau m'a donné pour plus tard le goût de la chanson pop d'un autre genre…

1980 / The Jam - Sound Affects

Gnark Gnark, les Clash sortent leurs albums indigestes "Sandinista" plein de bonnes surprises, mais tellement facile à allumer, me voilà devant mes potes avec le Triple des Clash et mon simple des Jam, et les Jam moins curieux musicalement, c'est vrai, mais moins dispersé aussi je dirai, savent ne pas se répéter, savent ne pas se planter comme le firent Who & Kinks, la CLASSE, encore sec comme des triques, pas envie de gonfler le son, ils devaient me servir de rampe de lancement pour les installer dans les oreilles des amis, toujours branchés musiques, mais déjà certains marquaient de la fatigue à courir après des nouveaux albums, la vie les appelait à autre chose, d'autres sentait venir la pop synthétique.
Pas grave "mes" Jam assuraient (Notez que j'en ajoute des tonnes, mais c'est pour le sujet)

1981 / The Jam – The Gift

Allez réconciliation. Je n'ai pas trop pu allumer les Clash qui eux aussi ont bien bercé ma jeunesse. Et voilà que nos Jam partent dans tout les sens tandis que les Clash nous reviennent avec un simple d'une cohérence "Combat Rock" qui laissait croire que .. Mais non, comme pour les Jam, disons que la page tourne.
Seulement voilà, c'est l'année où je rencontre celle que je vais aimer, que j'aime, que j'aimerai et que je lui ai offre le 45t de "Town called Malice" honteusement repris sur "Can't Hurry Love" mais je m'en foutais, ensuite je lui ai offre l'album "The Gift" que nous avons beaucoup écouté ensemble, pas certains qu'elle se souvienne beaucoup de celui là, c'est Costello que j'aurai réussi à lui faire aimer et elle en parle encore, pas grave, "The Gift" est donc un souvenir si fort qu'il apporte le ciment qui lui manque pour en faire le dernier chef d'œuvre qu'il aurait dû être pour terminer cette carrière qui n'a connu que des sommets.

Au fait les Clash, eux, reviennent avec "Cut The Crap" vous voyez que j'aurai pu sortir ce Joker.

Et les Après Jam?? C'est une autre histoire déjà un peu moins la mienne. Le Weller du Style Council c'est un sujet que je n'aborderai pas trop. J'aime bien, mais ….

Allez serrons nous la main, embrassons nous, cultivons notre mauvaise foi si c'est pour la bonne cause: Faire aimer et découvrir. Et bonne année…

Track List (pwd devantf)

01. Away From The Numbers
02. In The City
03. London Girl
04. Here Comes The Weekend
05. Mr. Clean
06. David Watts
07. Girl On The Phone
08. The Eton Rifles
09. Heat Wave
10. Private Hell
11. Going Underground
12. Start!
13. That's Entertainment
14. Running On The Spot
15. Circus
16. Carnation
17. Town Called Malice